The Fort Worth Press - Gérald Darmanin, un retour inattendu à la Justice

USD -
AED 3.672992
AFN 70.133383
ALL 94.842026
AMD 395.580026
ANG 1.804346
AOA 912.00034
ARS 1025.759898
AUD 1.602821
AWG 1.8
AZN 1.697588
BAM 1.882867
BBD 2.021574
BDT 119.644379
BGN 1.880202
BHD 0.377128
BIF 2960.110518
BMD 1
BND 1.358742
BOB 6.933
BRL 6.194503
BSD 1.001184
BTN 85.269243
BWP 13.847976
BYN 3.2761
BYR 19600
BZD 2.013584
CAD 1.437885
CDF 2870.000398
CHF 0.89864
CLF 0.035896
CLP 990.479665
CNY 7.298044
CNH 7.309305
COP 4412
CRC 508.40686
CUC 1
CUP 26.5
CVE 106.152136
CZK 24.1701
DJF 177.720187
DKK 7.17222
DOP 60.744919
DZD 134.98701
EGP 51.082795
ERN 15
ETB 127.445129
EUR 0.961385
FJD 2.31915
FKP 0.791982
GBP 0.79805
GEL 2.810239
GGP 0.791982
GHS 14.716981
GIP 0.791982
GMD 71.999908
GNF 8649.86113
GTQ 7.714117
GYD 209.453215
HKD 7.769925
HNL 25.431896
HRK 7.172906
HTG 130.918858
HUF 396.680097
IDR 16236.6
ILS 3.668815
IMP 0.791982
INR 85.099249
IQD 1311.582727
IRR 42087.507346
ISK 139.489886
JEP 0.791982
JMD 156.294374
JOD 0.709101
JPY 157.212987
KES 129.410222
KGS 87.000227
KHR 4015.287164
KMF 466.124966
KPW 899.999441
KRW 1452.715027
KWD 0.308198
KYD 0.834344
KZT 522.298758
LAK 21907.970735
LBP 89653.446284
LKR 296.456748
LRD 182.216382
LSL 18.450808
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 4.916557
MAD 10.07331
MDL 18.431237
MGA 4720.07355
MKD 59.11801
MMK 3247.960992
MNT 3397.99987
MOP 8.012226
MRU 39.868303
MUR 46.849883
MVR 15.401708
MWK 1736.116794
MXN 20.188525
MYR 4.490995
MZN 63.903729
NAD 18.450808
NGN 1549.009854
NIO 36.842891
NOK 11.36604
NPR 136.426385
NZD 1.772013
OMR 0.385005
PAB 1.001155
PEN 3.734542
PGK 4.061671
PHP 58.5605
PKR 278.964317
PLN 4.100974
PYG 7816.23802
QAR 3.650078
RON 4.7831
RSD 112.469005
RUB 101.22354
RWF 1386.599923
SAR 3.756333
SBD 8.383555
SCR 13.945487
SDG 601.496786
SEK 11.050725
SGD 1.357355
SHP 0.791982
SLE 22.799239
SLL 20969.503029
SOS 572.228988
SRD 35.122986
STD 20697.981008
SVC 8.760656
SYP 2512.530243
SZL 18.445513
THB 34.313026
TJS 10.93762
TMT 3.51
TND 3.188686
TOP 2.342098
TRY 35.248405
TTD 6.80058
TWD 32.6828
TZS 2407.501494
UAH 42.08155
UGX 3679.440094
UYU 44.794871
UZS 12917.511035
VES 51.572209
VND 25450
VUV 118.722003
WST 2.762788
XAF 631.468646
XAG 0.033668
XAU 0.000382
XCD 2.70255
XDR 0.767561
XOF 631.489923
XPF 114.811624
YER 250.375025
ZAR 18.546835
ZMK 9001.196139
ZMW 27.70697
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.2400

    872.22

    -0.37%

  • BEL20

    8.8500

    4223.1

    +0.21%

  • PX1

    -2.1800

    7272.32

    -0.03%

  • ISEQ

    -17.4300

    9668.38

    -0.18%

  • OSEBX

    7.4200

    1408

    +0.53%

  • PSI20

    28.8700

    6305.83

    +0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -37.8600

    3015.36

    -1.24%

  • N150

    4.8400

    3232.13

    +0.15%

Gérald Darmanin, un retour inattendu à la Justice
Gérald Darmanin, un retour inattendu à la Justice / Photo: © AFP/Archives

Gérald Darmanin, un retour inattendu à la Justice

Il n'avait pas fait mystère de ses envies de Quai d'Orsay mais s'était retrouvé évincé du gouvernement Barnier, et hérite finalement de la Justice: Gérald Darmanin redevient ministre après trois petits mois de purgatoire, peaufinant, après le Budget et l'Intérieur, une trajectoire politique qu'il voit aboutir aux plus hauts sommets.

Taille du texte:

L'ancien locataire de la Place Beauvau n'avait pas caché, dès septembre, son envie de prendre en main la diplomatie française. Mais dans un jeu de combinaison typique des remaniements, il se retrouve Garde des sceaux, un poste que François Bayrou avait proposé au LR Xavier Bertrand avant, selon ce dernier, de se raviser sous la pression du Rassemblement national.

Elevé au rang de ministre d'Etat, il formera un tandem avec son ancien camarade de parti chez LR Bruno Retailleau, conforté à l'Intérieur. M. Darmanin succède à Didier Migaud, éphémère Garde des sceaux et unique recrue estampillée à gauche du gouvernement censuré de Michel Barnier.

"J'aurais aimé continuer à servir mon pays, on n'a pas voulu que je le fasse", glissait Gérald Darmanin fin septembre lors de sa rentrée politique à Tourcoing.

Considéré comme l'un des artisans de la dissolution, Gérald Darmanin avait d'abord expliqué ne plus vouloir être ministre en cas de défaite, cravate ôtée à l'appui. Après les Jeux olympiques de Paris, il avait publiquement évoqué le Quai d'Orsay, "la seule chose qui aurait un sens". Reçu par le nouveau Premier ministre, il avait ensuite multiplié les avertissements contre une hausse de la fiscalité. "Gérald a voulu déstabiliser Barnier", expliquait un député macroniste.

Ses critiques ont redoublé après l'annonce du gouvernement. Puis se sont tues.

De nombreuses ambitions lui avaient été prêtées après la dissolution: rejoindre Édouard Philippe en prenant la tête du groupe Horizons, créer son propre groupe, s'emparer du groupe Renaissance. Sans concrétisation. "Il est en train de tout perdre. Il se fait même doubler sur sa droite", jugeait début novembre un député qui l'apprécie.

Simple soldat dans un groupe EPR contrôlé par Gabriel Attal ? "Gérald pense que rien de bon ne peut sortir de cette Assemblée et qu'il faut s'en tenir le plus éloigné possible", expliquait récemment une collègue qui le voyait faire long feu au Palais-Bourbon, alors qu'approche la préparation des élections municipales.

Réintégrer l'exécutif sied donc aux ambitions de ce proche de Nicolas Sarkozy, militant de l'UMP (devenue LR) depuis ses ans, qui a rejoint Emmanuel Macron et son ami Édouard Philippe dès mai 2017. Rapidement imité par deux autres intimes, Sébastien Lecornu et le désormais conseiller officieux du président Thierry Solère.

-"Bon sens populaire"-

Une "trahison" que nombre de LR ne lui ont jamais pardonné. Mais Gérald Darmanin a toujours conservé le soutien de Nicolas Sarkozy, qui lui prédit même un destin élyséen.

A 42 ans, l'ancien maire de Tourcoing (Nord) a mis ses pas dans ceux de son mentor, allant jusqu'à en copier des pans de communication: double page dans Paris Match avec femme et enfants dans son bureau de la place Beauvau, vocabulaire "popu" et formules à l'emporte-pièce, reprise de l'expression "petit Français de sang mêlé".

"Si je m'étais appelé Moussa Darmanin (son deuxième prénom, et prénom de son grand-père tirailleurs algérien, NDLR), je n'aurais pas été élu maire et député et sans doute n'aurais-je pas été ministre de l'Intérieur", a-t-il lancé lors de la passation avec Bruno Retailleau.

Lui qui n'est pas énarque -il est diplômé de Sciences Po Lille- rappelle à l'envi ses origines modestes -sa mère était concierge de la Banque de France.

Depuis sept ans, l'élu du Nord souhaite porter la parole des classes populaires, oubliées à ses yeux du débat politique et notamment du camp macroniste. Et vient de créer son propre club de réflexion, justement baptisé "Populaires".

Mais il a aussi traîné une affaire judiciaire - des accusations de viol - pour laquelle il a été définitivement mis hors de cause en février 2024, qui a cependant entravé ses débuts au ministère de l'Intérieur.

A Bercy comme à Beauvau, Gérald Darmanin a toujours eu une grande liberté d'action et de ton. Il a aussi connus des échecs, dont certains retentissants, comme le fiasco en mondiovision de la sécurité autour de la finale de la Ligue des champions au Stade de France en mai 2022, ou le vote au forceps avec les voix du Rassemblement national de sa loi immigration.

Mais si cet ultime épisode lui a fermé les portes de Matignon qu'il pensait à portée de main, il a toujours eu l'oreille du chef de l'Etat. "Gérald est un fin analyste. Il s'appuie sur le bon sens populaire et ça marche", explique un parlementaire macroniste. "Il a marabouté Macron", se désolait au printemps un ancien ministre.

T.Harrison--TFWP